On pense souvent que la performance est affaire de volonté ou d’entraînement acharné. En réalité, elle est d’abord affaire de technique et de précision. Et dans le monde du running, cela se résume à une question cruciale : quel est votre type de foulée ?
C’est une étape que l’on ne doit jamais zapper ! Si vous courez avec une mauvaise correction, non seulement votre efficacité diminue, mais le risque de blessure augmente considérablement – on parle de tendinite ou de périostite, et croyez-moi, ce n’est pas élégant du tout. Ce guide est là pour vous donner les clés du diagnostic, afin que vous puissiez faire le choix le plus intelligent et précis en magasin. C’est ça, l’élégance du mouvement !
Pronation, supination… déconstruire le jargon
Déjà, démystifions la chose : la pronation est un mécanisme naturel d’amortissement ! C’est le mouvement d’inclinaison du pied vers l’intérieur pour absorber le choc. Le problème survient lorsqu’il y a un excès (on parle de surpronation) ou un manque (la supination).
Voici les trois profils de foulée que vous devez connaître sur le bout des doigts :
- La foulée neutre (ou Universelle) : Le pied s’incline légèrement vers l’intérieur (moins de 15 degrés). L’absorption est parfaite. Vous êtes chanceuse ! Vous avez besoin de chaussures running femme à amorti simple.
- La foulée pronatrice : L’inclinaison dépasse les 15 degrés, le pied s’affaisse trop à l’intérieur. Ces coureuses ont besoin de chaussures stabilisatrices qui renforcent l’arche plantaire. C’est votre correction de posture.
- La foulée supinatrice : L’inclinaison est minimale, le pied déroule presque uniquement sur l’extérieur. L’amorti est faible. Pour vous, l’impératif, c’est l’amorti maximal et la souplesse.

2. Les tests rapides pour un diagnostic sans faute
Pas besoin de passer par la case laboratoire. Votre corps vous donne déjà les réponses !
Le test de la chaussure usée : l’allié le plus fiable
Votre ancienne paire de running est le meilleur outil de diagnostic. Regardez bien l’usure de votre semelle extérieure.
Si l’usure est très marquée sur l’intérieur (talon et avant), vous êtes pronatrice. Si l’usure est très marquée sur l’extérieur (talon et bord), vous êtes supinatrice. Si l’usure est uniforme et centrée, votre foulée est neutre. C’est un indicateur précis que tout bon vendeur doit vérifier.
Le test de l’eau : pour une confirmation visuelle
C’est un classique, mais ça marche ! Trempez la plante de votre pied dans l’eau puis marchez sur une feuille de papier kraft foncé ou une surface qui marque facilement.
- Si la trace est uniforme et complète (on voit l’intégralité de la plante), vous êtes pronatrice.
- Si la trace est normale (talon, côté extérieur, orteils), vous êtes neutre.
- Si la trace est très fine (presque seulement talon et orteils), vous êtes supinatrice.
3. Le choix final : précision et élégance
Le diagnostic est fait, maintenant on choisit la chaussure avec discernement. Une fois que vous savez si vous avez besoin de stabilité (pronateur) ou d’amorti neutre (supinateur/neutre), concentrez-vous sur le drop et la réactivité de la mousse. N’hésitez jamais à demander conseil à un spécialiste en boutique, mais ayez déjà vos données en tête ! Courir est un art, et le bon équipement est la première règle de cet art.
Courir avec intelligence
Connaître son type de foulée n’est pas un détail ; c’est un impératif de mode intelligente et de santé. Ne laissez pas une chaussure inadaptée compromettre vos objectifs. Prenez le temps de faire ce diagnostic avant votre prochain achat. Votre corps vous remerciera, et vous aurez en prime la satisfaction d’avoir fait un choix parfaitement éclairé et élégant.




