Ma découverte de la pyrogravure grâce à un artiste local

Pyrogravure

Alors que j’étais en week-end à Jonzac dans le sud-ouest de la France, je suis tombée sur une exposition d’œuvres en pyrogravures, réalisées par l’artiste méconnu Jean-Claude Pelletant. J’ai été tout de suite séduite par cette technique ancestrale, qui demande beaucoup de patience et de minutie. La pyrogravure consiste à graver ce que l’on souhaite (dessins, formes, mots…) sur un support en bois.

Un artiste doué et autodidacte

Une table échiquier ornée de dessins gravés dans le bois trône au milieu de la table d’exposition. Elle accapare tout de suite le regard. À ses côtés, un homme, timide. Je comprends vite qu’il s’agit de l’artiste qui a créé ce petit chef d’oeuvre. Pas moins de trois mois de travail ont été nécessaire à sa réalisation. La pyrogravure est un art manuel, mais aussi un art de la patience. Ses grandes pièces, comme « L’Hermione » ou « La dispute » ont pris pas moins de 80 heures de travail. Une passion qui remonte à l’enfance pour Jean-Claude Pelletant : il tenait en main son premier pyrograveur dès l’école primaire. Autodidacte, c’est en lisant des livres et en reproduisant d’anciennes gravures trouvées sur Internet que l’artiste a peaufiné son savoir-faire.

Afin de produire la meilleure gravure possible, Jean-Claude Pelletant est méticuleux. Le choix du bois se révèle crucial. Il faut choisir sa base favorite, entre le tilleul, le hêtre ou l’érable. On peut s’approvisionner auprès de ses voisins, dans des magasins ou bien en se promenant : l’artiste a trouvé une loupe de peuplier lors d’une balade et c’est sur cette petite trouvaille qu’il a pyrogravé « L’Hermione », l’œuvre qu’il chérit le plus parmi la centaine qu’il a créée. Sur le bois lisse, on peut observer un bateau aux multiples détails, fonçant dans des eaux troubles.

Partager son art

Loin des considérations matérialistes, Jean-Claude Pelletant donne gratuitement beaucoup de ses créations. Il expose et vend parfois quelques pièces dans les marchés, mais il tient surtout à faire partager son art. Pour l’artiste, il est difficile de trouver d’autres passionnés comme lui de pyrogravures, et c’est ce goût qu’il entend transmettre par ses expositions.

On peut dire que c’est un pari réussi : une fois que j’ai quitté Jonzac, je suis allée tout de suite m’acheter un pyrograveur et des pointes. Je me suis aussi munie d’un papier abrasif fin, il permet de préparer la surface en bois qui va être décoré. Quand je suis rentrée chez moi, c’était parti pour la mise en pratique !

Le fait de m’immerger complètement dans ma création m’a permis de mettre de côté tous mes tracas quotidiens et de me détendre considérablement. Deux tiers des Français s’adonnent à des activités manuelles : j’ai compris cet engouement vu le plaisir que j’ai ressenti à créer mon dessin sur bois. La créativité n’est pas seulement réservée aux artistes ! Prochaine étape : me faire mes propres bijoux en bois grâce à la pyrogravure.

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