Gardnerella, une infection affligeante

Gardnerella Vaginalis se développant dans un vagin au pH pas assez acide

Salut les filles. Un article spécialement dédicacé pour vous aujourd’hui, car il traite de Gardnerella, une infection vaginale des plus gênante. Une de mes amies peine à s’en débarrasser, ce qui m’a inspiré de faire quelques recherches pour les partager avec elle, vous et le reste du monde.

Garnerella, une production de notre corps

Le Gardnerella est forme de vaginite. C’est une infection vaginale composée d’un petit microbe qui profite d’un pH trop basique dans votre vagin pour se multiplier. Nous fabriquons ce microbe naturellement, mais lorsque notre pH vaginal n’est plus assez acide, alors il prolifère en quantité trop importante et là, ça peut devenir vraiment gênant.

Le principal symptôme de Gardnerella est, malheureusement, une forte, très forte odeur de poisson pourri. Le pire est que, alors que notre pH vaginal naturel est un peu acide, celui du sperme de l’homme est, en revanche, plutôt basique. Donc après chaque rapport sexuel non protégé, Garnerella se retrouve dans un paradis reproducteur et l’odeur que provoque l’infection en est dédoublée. Ce qui risquerait bien de faire fuir votre partenaire…

Une infection vaginale non transmissible

Vous pouvez toutefois le rassurer. La bonne nouvelle avec Gardnerella, c’est que c’est une infection non-transmissible. En fait, on peut la transmettre à l’homme mais il n’en sera pas affecté. Le seul risque serait qu’il ait une relation sexuelle avec une autre fille dans la foulée. Dans ce cas la, la deuxième partenaire risquerait de l’attraper. Mais s’il a pris une douche entre-temps, alors pas de souci.

Ce n’est donc pas une infection sexuellement transmissible (IST) et même une jeune fille vierge ou une femme ménopausée peuvent l’attraper.

Comment se débarrasser de Gardnerella ?

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il est très difficile de s’en débarrasser. Le premier problème est que, comme l’infection peut également provoquer des démangeaisons, les médecins ont tendance à la confondre avec une mycose. Or, pour soigner une mycose, un anti-fongique suffit. Alors que pour soigner une infection, il faut passer par un traitement antibiotique. Le seul traitement qui existe pour Gardnerella est le Flagyl, sous forme d’ovules ou de comprimés. Il est aussi possible de le remplacer par de l’Augmentin, un antibiotique général ; cependant, celui-ci est très puissant et tue toutes les bactéries de votre corps, autant les bonnes que les mauvaises.

Le deuxième problème est que, même si vous vous débarrassez de Gardnerella, votre corps va continuer à en produire et, si le pH de votre vagin ne s’est pas autorégulé, la bactérie se remettra à proliférer. Dans ce cas-là, elle revient généralement sous trois semaines. Il faut alors recommencer le traitement antibiotique puis le compléter par une cure visant à ré-équilibrer la flore vaginale. Il en existe de nombreuses en pharmacie, malheureusement non remboursées par la sécurité sociale. Préférez une cure qui s’étale sur plus d’un mois pour vous assurer du non-retour de Gardnerella en masse. Et rappelez-vous, demandez toujours l’avis de votre médecin, gynécologue ou pharmacien avant de prendre un traitemant.

2 Commentaires

  1. Atteinte de Gardnerella depuis trois ans maintenant, je n’ai jamais réussi à m’en défaire. J’ai tout essayé : Flagyl en ovules, en comprimé, Secnol + Flagyl en comprimé en même temps (!!!), mais aussi tous les produits de parapharmacie aux probiotiques (10 savons différents dont Saforelle, gélules, comprimés, tampons probiotiques…) ; on m’a même conseillé de consommer régulièrement de l’Actimel et des yaourts Activia pour aider à restaurer ma flore vaginale… En revanche, aucun médecin n’a eu la lueur d’esprit de me rappeler qu’un abus d’antibiotiques pouvait être dangereux pour l’estomac. Maintenant je me soigne d’un début d’ulcère médicamenteux… Et j’ai toujours Gardnerella !!!

    La meilleure information que j’ai pu avoir est venue d’une naturopathe (les médecins traditionnels m’ont sorti mille et une aberrations sur Gardnerella : infection sexuellement transmissible, bactérie naturellement présente dans le corps…), qui m’a expliqué que les bactéries sont capables, lors d’un traitement antibiotique, de développer un biofilm, c’est-à-dire une sorte de carapace capable de les faire hiberner durant le traitement (d’où le fait qu’on lise souvent que Gardnerella revient au bout de quelques semaines après un traitement… A force de ces traitements, chez moi, ça revient dès le lendemain, surtout si j’ai un rapport sexuel). D’après elle, il existe des aliments capables d’empêcher la bactérie de développer ce biofilm, ce qui permettrait de rendre le traitement efficace. Elle citait, entre autre, les produits lactofermentés (comme la choucroute crue ; il est possible de préparer ses produits lactofermentés soi-même assez facilement).

    Pour le moment, mes problèmes d’estomacs sont encore trop importants pour que je puisse retenter le traitement, mais je vais essayer d’adapter mon alimentation comme conseillé par cette naturopathe (si j’y arrive) pendant quelques mois avant de retenter le traitement, dans 6 mois ou un an peut-être. Je ne sais pas si c’est vraiment efficace mais là je suis vraiment à court de solution, je n’ai plus rien d’autre à essayer et au final, rien à perdre.

    Garnerella est une infection qui n’est pas grave en soi, mais qui peut avoir des conséquence secondaires importantes, comme moi à l’estomac, mais aussi au niveau psychologique. L’odeur est tellement importante que je me sens souvent et ça me rend paranoïaque. J’ai l’impression que tout le monde me sens, je ne suis pas à l’aise, il arrive même que je n’ose pas sortir boire une bière avec mes amis au bar après le travail tellement je suis inconfortable. J’ai clairement frôlé la dépression, jusqu’à ce que j’arrive à en parler autour de moi. Je me rends compte que de nombreuses femmes ont des soucis gynécologiques, ce qui m’a étonné, malgré tout je n’ai jamais rencontré d’autres personnes atteintes de Gardnerella.

    Si quelqu’un connaît un spécialiste dans ce domaine, a déjà eu une histoire similaire à moi, connait une solution miracle ou tout simplement voudrait partager son expérience (ça fait toujours du bien de parler à quelqu’un qui sait ce que c’est, je me sens un peu seule là :/ ), n’hésitez pas.

  2. Bonjour marine.

    Gardnarella est une infection sexuellement transmissible et difficile à éradiquer. J’ai moi-même été traitée deux fois avec secnol+flagyl et le traitement c’est avéré très efficace.
    Ce qui est extrêmement probable pour toi c’est que tu es refilé l’infection à ton homme, et celui est devenu « porteur sain ». Il doit impérativement se faire faire un prélèvement par un urologue de son côté. Si ton gynécologue n’y a pas pensé ou ne t’en a pas informé c’est un incompétent tu peux dors et déjà penser à en changer.
    Bon courage!

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